mercredi 17 septembre 2014

Tartelettes chocolat-poivrons-balsamique

On ne peut pas dire que je sois une vraie fan du poivron. Ayant un peu de mal à digérer ce dernier, surtout lorsqu'il est cru, j'ai plutôt tendance à l'éviter et je n'en cuisine donc à vrai dire jamais. Mais cette semaine, j'ai hérité de quelques magnifiques poivrons et comme je n'allais pas les laisser pourrir, je me suis résignée à les cuisiner. Comme je n'aime pas particulièrement le goût du poivron dans les plats (les poivrons dans la ratatouille sont pour moi une hérésie), je voulais une recette inédite. Et quoi de plus inattendu que du poivron en sucré? pas folle la guêpe, je l'ai quand même associé à deux valeurs sûres : le vinaigre balsamique et le chocolat. Parce que c'est bien connu, tout passe avec du chocolat! Effectivement, ces petites tartelettes ont convaincu tout le monde, même les plus réticents au poivron (moi la première). La cuisson préalable au four permet d'éplucher facilement le poivron, et de ce fait le rendre tout à fait digeste, tout en décuplant les saveurs.
La pâte à tarte, je l'avais repéré chez Green me up, et effectivement c'est une véritable tuerie aussi bien crue (oui oui, j'ai gouté) que cuite. Bon, j'ai quand même quelques mérites puisque je l'ai customisé un peu à ma façon avec l'utilisation de la farine de souchet. Du coup, j'en ai aussi profité pour remplacer une partie de l'huile de coco par de la purée de noisette, dont le goût vient particulièrement bien compléter celui du souchet. Résultat : une pâte très douce et délicatement sucrée, tellement bonne qu'on la mangerait toute seule. D'ailleurs, les proportions données ici sont volontairement généreuses, puisque avec cette quantité de pâte j'ai pu réaliser à coté une superbe tarte aux prunes. On peut aussi sans problème congeler l'excédent pour une utilisation ultérieure, ou en faire des petits sablés à tremper dans le thé de quatre heure.
Pour 6 petites tartelettes* :
Pour la pâte (on en utilise environ la moitié) :
  • 125 g de farine de blé complète
  • 125 g de farine de souchet
  • 50 g d'huile de coco
  • 50 g de purée de noisettes
  • 40 g de sucre complet
  • 2 belles c. à s. de graines de lin
Pour les poivrons marinés au balsamique :
  • 200 g de poivron (2 petits ou 1 gros)
  • 3 c. à s. de vinaigre balsamique
  • 1 c. à s. de sucre complet
Pour la ganache chocolat:
  • 100 gr de chocolat noir à 70%
  • 10 cl de crème végétale (épeautre ici)
*La tarte au chocolat ayant tout de même un petit coté bourratif, j'ai  préféré opter pour de toutes petites tartelettes, pour garder tout le coté gourmand sans aller jusqu'à l’écœurement, mais libre à vous de faire des portions un peu plus grandes, voire une grande tarte. 
Préparer les poivrons marinés au balsamique : Allumer le four th 7 (200°C). Placer les poivrons entiers sur une plaque de cuisson ou dans un plat à four et les enfourner pour une vingtaine de minutes, en retournant une ou deux fois. Lorsque les poivrons sont fripés et la peau noircie, sortir du four et réserver. Une fois les poivrons refroidis, enlever la peau qui part alors sans difficulté.
Couper les poivrons en deux, enlever la queue et les graines puis les couper en fines lanières. Recouper ces dernières pour obtenir des morceaux d'une dizaine de centimètres de longueur.
Dans une petite casserole, mettre le vinaigre balsamique et le sucre. Chauffer légèrement pour dissoudre le sucre dans le vinaigre, puis verser le mélange sur les lanières de poivron.
Laisser mariner au frais (au moins 2 heures, mais une nuit est l'idéal).
Préparer la pâte à tarte :  Moudre finement les graines de lin (au moulin à café par exemple). Dans un saladier, mélanger les farines, les graines de lin moulues et le sucre complet. Ajouter l'huile de coco fondue et la purée de noisettes. Mélanger à la main pour obtenir une texture sableuse, puis ajouter l'eau petit à petit en pétrissant jusqu'à avoir une boule de pâte non collante. Pétrir la pâte quelques minutes puis la réserver au frais 30 minutes, enveloppée dans un torchon propre.
Faire cuire la pâte à blanc : Sortir la pâte du réfrigérateur et l'étaler sur le plan de travail (la pâte étant assez friable, pour plus de facilité, travailler sur une feuille anti-adhésive ou de papier sulfurisé). Garnir de pâte les moules à tartelette.
Piquer la pâte crue à la fourchette, recouvrir chaque tartelette de papier sulfurisé et lester avec des petits cailloux ou des haricots secs.
Enfourner pour une dizaine de minutes au four th 6 (180°C), la pâte doit être complètement cuite.
Laisser refroidir.
Préparer la ganache au chocolat : Hacher grossièrement le chocolat et le placer dans un bol. Faire chauffer la crème végétale dans une petite casserole et lorsqu'elle bout, la verser sur le chocolat haché. Attendre 1 minute avant de mélanger jusqu'à obtenir une texture bien lisse.
Garnir les tartelettes : Sortir les poivrons de la marinade, et les répartir sur les fonds de tartelette refroidi. Recouvrir de ganache encore chaude. Faire durcir au frais 1 à 2 heures.

Les tartelettes peuvent se conserver à température ambiante s'il ne fait pas trop chaud (18-20°C maximum). Si vous les réserver au réfrigérateur, mieux vaut les sortir environ 2 heures avant la dégustation pour les ramener à température ambiante sans quoi la ganache serait trop dure, et les goûts atténués par le froid.
Le mieux étant, pour que les arômes aient pleinement le temps de se développer, de préparer les tartelettes une dizaine d'heures à l'avance (le matin pour le soir ou la veille pour le lendemain)

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mercredi 10 septembre 2014

Petits escargots moutarde-tomates séchées

Voilà un moment que l'on avait pas parlé boulange par ici. Ce n'est pas que j'ai perdu le goût du bon pain maison mais allez savoir... la fatigue, la lassitude de ces derniers mois faisait que mettre la main à la pâte me paraissait un effort insurmontable. Et puis cet été, j'ai bien été forcée de m'y remettre, puisqu'il est quasi impossible de trouver du pain correct (j’entends par là ni tout mou ni plein de trou) et c'est un vrai challenge de se procurer autre chose que du pain blanc (quand on a de la chance, il y aura quelques graines dedans). Au contraire, nous avons de l''excellente farine a profusion, grâce au moulin situé à 1km de la maison.
La plupart du temps je me contentais de faire un pain très basique (faut assurer la production quand même), mais je me suis aussi livrée à quelques expérimentations, pour changer un peu du traditionnel pain complet aux graines. Ici, la base de la pâte est celle qui me sert à faire le pain de tous les jours : je la réalise en grande quantité (parce que j'ai beau aimer cela, je suis pas boulangère, et faire du pain tous les jours, ça me gonfle un petit peu!), j'en garde la moitié ou les trois quart pour le pain "classique" et le reste pour m'amuser un peu, comme avec ces petits pains un peu plus festifs, à déguster à l'heure du goûter, de l'apéro ou même du petit déjeuner.
Pour une dizaine d'escargots :
Pour la pâte à pain : 
  • 300 g de farine complète*
  • env. 20 cl d'eau tiède
  • 1 c. à c. de levure de boulanger sèche
  • 1/2 c. à c. de sel fin
  • 1/2 c. à s. de graines de cumin
  • 1 c. à s. de graines mélangées (facultatif)
* On peut bien sûr varier les farines, mettre 1/3 de farine de seigle ou d'avoine par exemple.

Pour la garniture :
  • 2-3 c. à s. de moutarde pas trop forte
  • 20 oreillons de tomates séchées
  • échalote séchée (facultatif)
  • graines de fenouil (facultatif)
  • lait (végétal) pour la dorure
Préparer la pâte à pain : Dans un petit bol, mélanger 1 c. à s. de farine avec la levure. Délayer avec un peu d'eau pour former une pâte molette. Couvrir d'un linge humide et laisser reposer 15 à 30 minutes selon la chaleur de la pièce. La pâte doit se mettre à buller et prendre du volume.
Mélanger la farine, les graines, le cumin et le sel. Verser la préparation à la levure et commencer à mélanger à la cuillère. Ajouter l'eau petit à petit en pétrissant à la main, jusqu'à obtenir une pâte élastique qui ne colle pas aux doigts (la quantité d'eau varie selon la qualité de la farine,...).
Transférer la pâte sur le plan de travail fariné et pétrir 7 à 10 minutes.
Former une boule de pâte et la mettre dans un grand saladier. Couvrir d'un linge humide et laisser lever jusqu'à ce que la pâte double de de volume (environ 2h dans une pièce à 18-20°C ou une nuit au frais).
Pendant ce temps, réhydrater les tomates séchées dans un bol d'eau chaude.
Lorsque la pâte a doublé de volume, la dégazer sur le plan de travail fariné et la pétrir à nouveau quelques instants. 
Former les petits escargots :  Rassembler la pâte en boule puis l'étirer pour lui donner la forme d'un boudin. Aplatir ce dernier à la main puis l'étaler à l'aide d'un rouleau à pâtisserie pour obtenir un rectangle de pâte.
Etaler la moutarde sur toute la surface du rectangle (plus ou moins épais selon votre goût et le piquant de votre moutarde).
Egoutter les tomates séchées et les couper en petits dés. Répartir ces derniers sur la moutarde.
Saupoudrer d'échalote séchée et/ou de graines de fenouil.
Rouler le rectangle sur lui-même dans la longueur, en serrant bien.
Découper dans ce rouleau une dizaine de tranches de 3-4 cm d'épaisseur. Placer les tronçons à plat sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive. Badigeonner les petits escargots de lait et saupoudrer de graines de fenouil.
Enfourner pour 15-20 minutes à 210°C.
Laisser refroidir complètement sur une grille avant de déguster.
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dimanche 7 septembre 2014

Muffins chocolat parfum coco

La farine de coco était le deuxième produit que j'ai reçu de Keimling, et celle-ci aussi, j'ai eu un peu de mal à l'apprivoiser (rappelez-vous l'épisode poudre de baboab)! Cette fois-ci ce n'était pas sur le goût que j'ai buté - au contraire, sa saveur biscuitée m'a tout de suite conquise-, mais sur la façon de la cuisiner. Testée en petite crème après ajout d'un peu de liquide, j'ai été rebutée par la texture un poil trop fibreuse de la mixture. Voulant conserver son goût si particulier de noix de coco biscuitée, j'ai tenté un carrot cake avec pour seule farine cette poudre délicieuse.... qui s'est avéré un cuisant échec (il faut dire aussi que j'avais accru la difficulté en optant pour un gâteau vegan, donc sans l'impressionnante quantité d’œufs que les recettes à base de farine de noix de coco utilisent pour "faire tenir" puisque la dénommée farine de noix de coco est en réalité de la pulpe de noix de coco séchée, dégraissée et pulvérisée; extrêmement riche en fibres, elle pompe donc toute l'humidité de la pâte et ne lève absolument pas). Finalement, je me suis résolue à l'incorporer en petite quantité, comme conseillé, dans une pâte à muffins, mélangée à d'autres farines plus classiques. J'avais peur de perdre son goût si caractéristique, mais ce dernier, bien que discret est tout de même décelable. Et l'ajout de farine de coco apporte un petit plus au niveau de la texture, que j'aime bien friable.
Si ces muffins m'ont en définitive réconcilié avec la farine de coco "cuisinée", c'est encore telle quelle je la préfère, c'est quand même saupoudrée sur mon granola du matin, ou carrément comme ça, à la petite cuillère.
Pour ces muffins à la douce saveur de coco, pour un goût chocolat qui explose en bouche je me suis inspirée de la recette de Mlle PIGUT, en remplaçant une l'eau par du lait végétal et supprimant l'huile en raison de la richesse en graisse du lait de coco utilisé ici. Je n'ai pas trouvé que ces muffins manquaient cependant de moelleux, mais il est vrai que je n'aime pas les textures trop "grasses". Pour ceux qui douteraient un peu, il est possible d'ajouter 1 c. à s. d'huile supportant la cuisson (pourquoi pas de coco pour rester dans le thème?), en retranchant d'autant la quantité d'eau.


Pour 12 muffins :
  • 150 g de farine
  • 50 g de farine de coco (à défaut de la noix de coco réduite en poudre)
  • 200 ml de lait de coco
  • 100 ml d'eau
  • 150 g de chocolat à 70%
  • 100-150 g de sucre complet
  • 1 c. à c. bombée de poudre à lever (ou 1 c. à c. de bicarbonate  + 1 c. à c. de jus de citron)

Préchauffer le four th 6 (180°C).
Dans un saladier, mélanger la farine et la farine de coco avec le sucre et la poudre à lever ou le bicarbonate.
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Lorsqu'il est complètement fondu, ajouter le lait de coco et mélanger pour bien homogénéiser.
Verser le mélange chocolat-lait de coco dans le mélange sec et bien mélanger. Ajouter l'eau petit à petit, tout en continuant de mélanger pour obtenir une pâte bien lisse. Au dernier moment, incorporer le jus de citron si vous en utilisez.
Répartir la pâte dans une douzaine de moule à muffins graissé ou garnis de caissettes en papier* et enfourner pour une vingtaine de minutes. Vérifier la cuisson de la pointe du couteau, sortir du four et laisser refroidir sur une grille.
Consommer relativement rapidement : peu gras, ces muffins ont tendance à durcir assez vite, mais ils se congèlent très bien!
*D'habitude, je n'aime pas trop utiliser des caissettes en papier pour mes muffins (un peu trop de gâchis à mon goût puisque non réutilisables), mais j'ai acheté celles-ci dans un moment de faiblesse et comme ces muffins étaient en partie destinés à être offerts....
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jeudi 4 septembre 2014

Makis crus

Cela a beau être la rentrée, je dois avouer que j'ai bien plus beau temps maintenant que je n'ai eut pendant les vacances ; c'est d'un rageant! Alors qu'il y a encore quelques jours je ne rêvais que de petits plats mijotés, de gratins et de soupes bien réconfortantes, je me suis remise à avoir des envies de cru, de frais...plus de saison disons-le! Surtout que cette recette est parfaitement adaptée à cette période de l'année où, pressée de toutes parts par les milles petites choses de la rentrée à régler (l'inscription au cours de yoga, le réassort de fournitures scolaires, le courrier des vacances à trier,...) on apprécie de ne pas avoir à passer des heures en cuisine. Car si j'aime beaucoup la version classique des makis, il faut avouer que la préparation du riz vinaigré est petit peu fastidieuse....
Pour 2 rouleaux:
  • 300 g de céleri-rave (ou 150 g de céleri et 150 g de courgette)
  • 2 c. à s. de vinaigre de riz
  • 2 c. à c. de sucre
  • 1 carotte
  • 1 petite betterave rouge crue
  • quelques feuilles d'épinard ou de salade
  • 1/2 courgette 
  • 2 feuilles de nori
Confectionner le "riz de céléri" : Éplucher le céleri-rave et le couper en gros morceaux. Le hacher grossièrement à l'aide d'un mixer. Faire de même avec les courgettes (sans les éplucher) et presser ces dernières pour enlever l'humidité.
Dans un petit bol, dissoudre le sucre dans le vinaigre de riz. Lorsqu'il n'y a plus aucun grain de sucre, verser le mélange sur le "riz" de légumes, mélanger pour bien imprégner l'ensemble et réserver.
Préparer la garniture : Éplucher et couper la carotte en petits bâtonnets, ainsi que la betterave rouge. Couper la demi-courgette également en bâtonnets.
Laver et sécher les feuilles d'épinards ou de salade.
Confectionner les rouleaux de makis : Poser une feuille de nori sur une natte à makis ou à défaut, sur un morceau de film alimentaire ou une feuille de silicone.
Étaler du riz de légume sur les deux tiers de la surface de la feuille de nori, en laissant une bande d'environ 2 cm sur le bord. Vers le milieu de la feuille, poser quelques feuilles d'épinards, puis répartir les bâtonnets de légumes.
Il faut mettre un peu plus de "riz" que sur la photo, c'est plus facile pour fermer après...
Enrouler la feuille de nori en serrant bien pour maintenir la garniture. Une fois le rouleau formé, le faire rouler plusieurs fois sur lui-même en appuyant une peu pour lui donner une forme régulière.
Nos rouleaux prêts à être découpés...
Faire de même avec la deuxième feuille de nori (il se peut que vous n'utilisiez pas l'ensemble de la garniture).
A l'aide d'un couteau bien tranchant, couper les rouleaux ainsi formé en tranches régulières un peu épaisses (environ 8 makis par rouleaux).
Servir avec un peu de sauce soja, de wasabi et de gari (gingembre mariné).


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dimanche 31 août 2014

Gâteau renversé aux mûres et lait de coco

Malgré toutes mes bonnes résolutions, j'ai récidivé, je me retrouve à nouveau à la tête d'un panier plein de mûres... à trois jours du départ!! Alors j'ai sorti mon arme ultime en cas de fruits trop mûrs/abimés/à consommer rapidement... j'ai nommé : le gâteau renversé! Et comme il fallait aussi vider le frigo, je me suis décidée pour une base au lait de coco, pour liquider le reste d'une boîte ouverte pour un curry de lentilles.
Une texture un peu spongieuse, plus proche finalement du pudding que du gâteau, mais très agréable avec la couche épaisse de mûres qui la surplombe.
Ce gâteau "fonds de placard" sur lequel je ne pariais pas trop a été au final très apprécié, dégusté avec un peu de yaourt, et j'ai même eut droit à un "quand tu le referas la prochaine fois...", signe incontestable d'approbation. Pour ma part, j'ai été un peu déçue car je dois dire que je m'attendais à un goût de coco un peu plus prononcé... or là, il faut vraiment bien le chercher! Peut-être est-ce du à la qualité de la noix de coco râpée que j'ai utilisée, qui doit être un peu éventée... En tout les cas, même si le lait de coco n'apporte pas un goût vraiment particulier, c'est lui qui, par sa richesse en graisse, fait toute la texture du gâteau. On doit pouvoir le remplacer par la même quantité de crème végétale (soja ou avoine), mais je n'ai pas pu tester, cette fois-ci, j'avais épuisé mes mûres!

Pour un beau gâteau (env. 6 personnes) :
Pour les fruits :
  • 500 g de mûres sauvages
  • 3 à 4 c. à s. de gelée de mûres (selon l'acidité des fruits)
Pour le gâteau :
  • 180 g de farine (complète ici)
  • 200 g de lait de coco
  • 3 c. à s. de gelée de pommes (ou autre sucrant liquide)
  • 1 pot (100 g) de yaourt de soja
  • 2 c. à c. de bicarbonate de soude + 1 c. à c. de jus de citron OU 2 c. à c. de levure chimique 
  • 2 grosses c. à s. de noix de coco râpée
Préparer la couche de mûres : Laver soigneusement les mûres, et éliminer toutes les impuretés (petites branches, feuilles,...). Les égoutter, si possible en les étalant.
Faire chauffer la gelée de mûres dans le fond d'un moule d'une vingtaine de centimètre de diamètre pour la liquéfier. Lorsqu'elle est chaude, verser les mûres et bien mélanger pour les imprenier de confiture. Tasser un peu, mais la couche doit être assez épaisse.
Préchauffer le four th 6-7 (200°C).
Préparer la pâte à gâteau : Dans un saladier, mélanger la farine complète et le bicarbonate de soude . A part, délayer la fécule dans 3 c. à s. de lait de coco froid.
Chauffer légèrement le reste du lait avec le sucrant, jusqu'à ce que ce dernier soit bien dissous.
Verser progressivement le lait de coco sucré dans le mélange sec en tournant continuellement pour éviter les grumeaux. Ajouter la fécule délayée puis le yaourt de soja et, au dernier moment, le jus de citron.
Verser délicatement la pâte sur les fruits et enfourner pour une quarantaine de minutes. Vérifier la cuisson de la pointe du couteau : elle doit ressortir sèche.
Laisser complètement refroidir dans le moule. Pour démouler, chauffer légèrement le fond du moule (à la flamme ou en le trempant dans un fond d'eau chaude) puis retourner d'un coup sec sur le plat de service.

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vendredi 29 août 2014

Tarte aux mûres citronnée

Un de mes grands plaisirs des vacances est de partir le nez au vent et le panier à la main, ramasser ces petites baies toutes noires et sauvages qui jaillissent aux bords des routes et des champs. Je suis capable de rester là des heures durant, et une fois lancée, impossible de m'arrêter. Je crois que je suis légèrement addict à la cueillette, c'est grave docteur? Mais que voulez-vous, celles-là, je ne vais pas les laisser là, elles me tendent les bras. Et celles-ci... J'ai beau me promettre que je n'en cueillerais qu'un petit fond, de quoi manger au petit déjeuner, je me laisse souvent (toujours) emporter par mon élan et revient le panier plein. Il faut dire que j'ai été mal habituée, car déjà toute petite, je partais avec ma grand-mère en "campagne" pour la récolte en vue des confitures. Et il fallait en ramasser des mûres, puisqu'il fallait assurer le ravitaillement en gelée de mûres de toute la famille! Mais aujourd'hui, nous ne sommes plus aussi nombreux, et mes placards sont encore plein des pots des années précédentes.

Du coup, il faut bien trouver des idées pour les accommoder ces fameuses mûres. Certes, j'aurais pu faire dans la tradition et les transformer en tarte rustique, mais cette fois-ci, j'avais envie de changer un peu et de profiter pleinement de la fraicheur de ces petites baies noires. D'où l'idée de simplement les déposer sur un lit de crème délicatement parfumée au citron et à l'amande. Les fruits s'enfoncent délicatement dans la crème fondante, qui vient seulement apporter un peu d'onctuosité et de douceur à ce dessert somme toute très basique.

Pour 6 personnes :
Pour la pâte :
  • 150 g de farine complète
  • 50 g de gaudes (farine de maïs grillé) 
  • 100 g de chair d'avocat (soit 1 avocat moyen)
  • 2 belles c. à s. de sirop d'agave
  • 3 à 4 c. à s. d'eau
Pour la garniture :
  • 1/3 l de lait d'amandes
  • 1 citron bio
  • 2 à 3 c. à s. de sirop d'agave
  • 1,5 c. à s. de fécule
  • 400 à 500 g de mûres sauvages
Préparer la pâte à tarte : Dans un saladier, mélanger la farine complète et la farine de gaudes. Mixer la chair de l'avocat avec le sirop d'agave. Verser la purée d'avocat dans le mélange de farine et mélanger du bout des doigts en ajoutant l'eau petit à petit, jusqu'à obtenir une pâte. Ne pas hésiter à mettre un peu plus d'eau que de coutume, pour obtenir une pâte bien élastique.
Etaler la pâte sur un plan de travail fariné et en chemiser un moule à tarte graissé. Recouvrir d'une feuille anti-adhésive, lester de haricots secs ou de petits cailloux et faire cuire la pâte à blanc une quinzaine de minutes à 180°C (th 6). La pâte doit rester un peu souple, elle durci et refroidissant.
Pendant ce temps, préparer la crème au citron : Délayer la fécule dans le lait d'amandes sucré avec le sirop d'agave. Faire épaissir la préparation sur feu doux, en remuant continuellement pour éviter qu'elle n'accroche.
Râper finement le zeste de citron et le presser.
Incorporer le jus et le zeste de citron dans la préparation précédente, et réserver au frais.
Préparer les mûres : Laver soigneusement les mûres et les trier pour éliminer des éventuels herbes ou branchages. Les égoutter et les déposer sur du papier absorbant (ou un vieux torchon).
Monter la tarte : Lorsque la crème est bien froide, l'étaler sur le fond de tarte refroidi. Laisser prendre quelques minutes au réfrigérateur avant de recouvrir avec les mûres.
Réserver au frais jusqu'au moment de servir.

Remarque : La crème est relativement peu sucrée, par conséquent, si les fruits sont un peu acides, vous pouvez saupoudrer le dessus de la tarte d'un peu de sucre en poudre.
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mardi 26 août 2014

Flan aux pêches et fleur d'oranger (IG bas)

Si pendant l'année j'essaie de réduire au maximum ma consommation d’œufs, rebutée par les conditions de production plutôt douteuses, même en bio, j'hésite beaucoup moins à en utiliser lorsque je suis dans ma maison de vacances, disposant de bons œufs frais de la ferme d'à-coté, où les poules circulent en toute liberté. A moi donc œufs au lait, soufflés, clafoutis et autres flans pour lesquels je n'ai jamais réussi à trouver une version végétale correcte (je dois ici avouer que toutes mes tentatives de flan végétal, quelle que soit la recette, se sont soldées par de cuisants échec).
Comme je venais de récolter un plein panier de petites pêches à utiliser rapidement, l'idée de ce petit dessert à mi-chemin entre le clafoutis, le flan et le gratin de fruit s'est imposé. En effet, si d'ordinaire, je déguste plutôt mes fruits crus nature, je ne suis pas contre les apprêter un peu pour un dessert, un goûter ou même un petit déjeuner un peu plus gourmand.
Pour 6 personnes :
  • 500 g ou plus de belles pêches
  • 25 cl de lait d'amandes
  • 2-3 c. à s. de sirop d'agave
  • 2 c. à s. de son d'avoine
  • 3 petits œufs
  • 2 c. à s. d'eau de fleur d'oranger
Préparer les pêches : Eplucher les pêches et les couper en grosses lamelles. En tapisser le fond d'un plat à gratin en couche plus ou moins épaisse selon votre goût.
Préchauffer le four th 6 (180°C).
Préparer l'appareil à flan : Mixer finement (au moulin à café) le son d'avoine jusqu'à obtenir une poudre fine comme une farine.
Placer cette farine dans une terrine, ajouter les oeufs entiers un par un, en mélangeant entre chaque pour éviter les grumeaux. Verser petit à petit le lait d'amandes, en continuant de fouetter, puis le sirop d'agave et l'eau de fleur d'oranger.
Verser l'appareil à flan sur les fruits et enfourner pour une trentaine de minutes. Laisser refroidir complètement avant de servir.


Cette recette participe au concours Desserts fruités, organisé par O délices, si elle vous a plu, n 'hésitez à aller voter pour elle! Merci

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