mercredi 27 mai 2015

Des huiles essentielles en cuisine

Les huiles essentielles en cuisine, cela fait un moment que j'avais envie de tester, mais allez savoir pourquoi, je n'avais encore jamais osé sauter le pas. Il faut dire qu'on m'a tellement répété qu'avec les huiles essentielles, il faut faire attention, ça peut être toxique et blablabla et blablabla que cela me faisait un peu peur.... Mais quand Marie Bulle m'a proposé de faire une petite séance découverte ensemble, j'ai sauté sur l'occasion (de toute manière, je saute toujours sur une occasion de cuisiner et de faire des expériences en cuisine!). On avait pourtant fait ça bien, potassé nos (ses) livres sur la cuisine aux huiles essentielles, écumé le web pour trouver des recettes, histoire de ne pas se lancer dans l'improvisation totale (parce que les huiles essentielles quand même, il faut faire attention ect ect).... mais finalement, comme (presque) toujours avec moi, on s'est retrouvées à sniffer tous les flacons d'huiles essentielles pour cuisine, à bricoler des petites recettes et à doser goutte après goutte, à bidouiller quoi!
Petit aperçu des échanges en cuisine : Mmmh, ça sent pas trop la mandarine là...on en rajoute une goutte? ...allez, on dit 6 gouttes et ça devrait être bon....oui pas mal, mais tu ne trouves pas que le miel est un peu trop présent là, on remet encore un peu de mandarine non?....et l'huile essentielle, on la met direct dans les légumes ou non?....du citron dans la sauce? .... bref, les hésitations de la création dans toute sa splendeur, multipliées par deux (bah oui, d'habitude, je fais ce genre de chose en monologue dans ma tête et je n'ai que moi pour trancher- et parfois un gentil goûteur(se), rétablissons la vérité historique-).
C'est bien beau tout ça me direz-vous, mais finalement, qu'est-ce qu'on a fait?
- des pâtes accompagnées d'une poêlée de légumes d'été aux huiles essentielles de thym et de romarin et d'une sauce au tahin et à l'huile essentielle de citron
- des petites crèmes à l'huile essentielle de mandarine rouge
- des petites crèmes à l'huile essentielle de ylang ylang
Making-of des petites crèmes
Verdict 
Finalement, la cuisine aux huiles essentielles, c'est pas si compliqué que ça! En salé, c'est super pour remplacer les aromates frais lorsque ce n'est plus la saison ou qu'on en a plus sous la main. On a particulièrement été conquises par l'huile essentielle de thym, qui embaumait la cuisine... Ceci dit, c'est vrai qu'on avait pas pris beaucoup de risques en associant courgettes et tomates au thym et au romarin.
Coté sucré, ça a été (un peu) plus chaotique. C'est surtout là qu'on a eu des états-d'âme sur le dosage. Au final, la crème à la mandarine a été très appréciée par notre goûteur impartial (cher et tendre de Marie)...celle au ylang-ylang a moins fait l'unanimité. Si pour certains "on a l'impression de manger du savon" (apparemment, il y en a qui ont une longue expérience de dégustation de savon au petit-déjeuner....), j'ai personnellement trouvé le goût marrant et déroutant (sans être transcendant) : une vrai expérience culinaire comme je les aime en somme!
Bon, avant de passer coté recette, je me sentirai coupable si je ne vous indiquais pas les précautions à prendre quand on décide de cuisiner avec les huiles essentielles (parce que il faut faire attention quand même ect ect).
Making-of des pâtes aux légumes
D'abord, une huile essentielle, qu'est-ce que c'est? Il s’agit de l’essence sécrétée naturellement par la plante, obtenue par distillation ou récupérée par expression à froid (pour les citrus type citron, orange, mandarine,...). Véritables concentrés de principes actifs, elles sont donc à manier avec précaution, à l'instar d'un médicament.
-les femmes enceintes et allaitantes, bébés et jeunes enfants ne doivent pas consommer d'huile essentielle. En cas d'allergie alimentaire, renseignez-vous au préalable, car certaines peuvent être contre-indiquées.
-éviter tout contact avec les yeux et les muqueuses : en cas de projection, de contact direct ou indirect (torchon, main passée sur l’œil,...), rincer à l'huile végétale.
-n'utiliser que des huiles essentielles certifiées bio : comme ce sont des concentrés de plantes, si celles-ci sont traitées, vous vous retrouvez avec du concentré de pesticides dans votre assiette!
-n'utiliser que des huiles essentielles culinaires : toutes les huiles essentielles ne sont pas ingérables! le plus souvent, c'est écrit sur l'étiquette "convient à un usage alimentaire", mais dans le doute, vérifiez toujours au préalable (dans un livre ou sur internet).
-ne jamais utiliser les huiles essentielles pures : toujours les diluer au préalable dans un corps gras (huile, purée d'oléagineux,...) ou sirupeux (miel, sirop d'agave, sirop de riz,...) car elles ne sont pas solubles dans l'eau. Seule exception : vous pouvez les incorporer telles quelles dans une pâte à gâteau qui contient forcément du gras et/ou du sucre.
- concentrées, les huiles essentielles ont donc un parfum très puissant, qui peut même varier un peu selon les qualités : lorsque vous en utilisez, allez-y doucement, et ajouter goutte après goutte, en gouttant régulièrement. Pour certaines huiles (thym, basilic, cannelle, menthe poivrée...) une seule goutte peut suffire à parfumer tout un plat!
-incorporer les huiles essentielles au dernier moment, et, dans la mesure du possible, éviter de les faire cuire, car cela atténue leur pouvoir olfactif : les ajouter aux poêlées, purées et soupes à la fin de la cuisson, aux confitures juste avant leur mise en pots,...

Et maintenant, voici venu l'instant que vous attendiez tous : celui des recettes!

Pâtes aux légumes d'été, sauce tahin-citron

Pour 4 personnes :
Pour les pâtes :
  • 300 à 400 g de spaghettis complètes
Pour les légumes :
  • 2 belles courgettes
  • 2 grosses tomates
  • 1 goutte d'huile essentielle de thym à linalol
  • 1 goutte d'huile essentielle de romarin à cinéole
  • huile d'olive
Pour la sauce :
  • 3 c. à s. tahin
  • 1 c. à s. sauce soja
  • 2 gouttes d'essence de citron
Préparer la sauce : Mixer le tahin, la sauce soja et l'huile essentielle de citron. Ajouter assez d'eau pour obtenir une consistance sirupeuse et réserver.
Préparer les légumes : Couper les courgettes en petits dés. Faire chauffer un peu d'huile dans un sauteuse et y faire revenir les courgettes. Pendant ce temps, couper les tomates en petits dés puis les ajouter aux courgettes lorsque celles-ci sont dorées. Bien remuer, saler et laisser cuire à feu moyen une dizaine de minutes, en ajoutant si besoin un peu d'eau pour éviter que la poêlée n'attache.
Dans un petit bol, mélanger l'huile essentielle de thym et de romarin à 1 c. à s. d'huile d'olive.
Une fois les courgettes cuites mais encore légèrement croquantes, couper le feu et ajouter l'huile parfumée. Bien mélanger.
Faire cuire les pâtes al dente.
Servir les pâtes avec les légumes et la sauce, séparément ou non...

Petites crèmes à la mandarine*
Petites crèmes aux huiles essentielles : en haut crème à l'huile essentielle d'ylang-ylang, en bas à l'huile essentielle de mandarine
Pour 2 crèmes :
  • 200 g de tofu soyeux
  • 1 c. à s. de miel (ici de ronce)
  • 1 c. à s. de purée d'amandes blanches
  • 1 c. à s. de farine de riz
  • 8 gouttes d'huile essentielle de mandarine rouge
  • quelques amandes

Mixer ensemble le tofu soyeux avec le miel, la purée d'amandes, la farine de riz et l'huile essentielle de mandarine.
Verser dans deux ramequins.
Concasser les amandes et les répartir sur le dessus des crèmes.
Enfourner à 180°C pour 15 minutes.

Petites crèmes au ylang-ylang*
Pour 2 crèmes :
  • 200 g de tofu soyeux
  • 1 c. à s. de sirop d'agave
  • 1 c. à s. de purée d'amandes blanches
  • 1 c.à s. de farine de riz
  • 4 gouttes d'huile essentielle d'ylang-ylang
  • un peu de sucre complet
Mixer ensemble le tofu soyeux avec le miel, la purée d'amandes, la farine de riz et l'huile essentielle d'ylang-ylang.
Verser dans deux ramequins.
Enfourner à 180°C pour 15 minutes. Saupoudrer alors d'un peu de sucre complet et passer quelques minutes au grill du four pour caraméliser (ou plus efficace au chalumeau).

Note : On peut aussi glisser quelques morceaux de fruits sous la couche de crème (framboises, abricots,...) pour une version plus vitaminée.

*Pour les petites crèmes, nous nous sommes inspirées d'une recette de clafoutis de Clémence Catz.trouvée dans son livre "Tofu soyeux".
Les petites crèmes avant cuisson (à droite à l'ylang-ylang, à gauche à la mandarine)
Bref, on s'est amusées comme des petites folles et je suis définitivement conquise par l'utilisation des huiles essentielles en cuisine. Et comme, en plus, La Comba Aromatica m'a proposé un partenariat, vous allez en entendre parler de nouveau, soyez-en sûr!
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mardi 19 mai 2015

Cigares amandes-orange

Il y a peu (bon, avec tout ça, ça commence à dater mais quand même), j'ai eu la chance de passer quelques jours à Athènes. Dire que j'ai apprécié la cuisine grecque serait un euphémisme....j'en suis véritablement tombée amoureuse! Dans tous les restaurants, même le plus petit et miteux, des produits frais, de la cuisine maison, des légumes à profusion... De bons produits et le marché, le marché... j'en rêve la nuit! Bon, on laisse de côté le marché à la viande et aux poissons où la barbaque s'expose en plein air, mais dans les petites rues autour des tonnes de marchands de fruits secs, d'épices... le paradis du vrac!!
En revenant de ma semaine passée dans la capitale héllénique, j'ai été prise d'une frénésie de cuisine grecque et je me suis précipitée chez le turc du coin pour acheter de la pâte filo, indispensable à la réalisation des fameuses pitas que j'ai tant apprécié là-bas. Le premier essai fut disons... peu concluant (mais je ne me décourage pas, le deuxième était déjà nettement mieux!). Cependant, la pita, une fois c'est bien, deux fois ça va, trois fois dans la semaine, ça fait un peu trop. Mais comme on n'est pas quarante à la maison, il me restait un paquet de pâte filo à finir rapidement. Certes, j'aurais pu le congeler mais d'une, je suis en train d'essayer de vider mon congélateur donc il y aurait comme une incohérence à y ajouter des choses (surtout si elles risquent de s'y éterniser) et de deux, je n'étais pas sûre du résultat (la dernière fois que j'ai congelé des feuilles de bricks, elles me sont tombées en morceaux dans les mains à la décongélation...). Du coup, je DEVAIS trouver une idée pour ces feuilles de pâte filo. Inspirée et du fameux baklawa grec et des desserts du ramadan moyen-orientaux, j'ai donc improviser ces petits cigares parfumés. Volontairement peu sucrés, ils constituent un en-cas somme toute assez sain. Pour les bec sucrés cependant, je conseillerai de saupoudrer légèrement les feuilles de pâte de sucre glace avant de procéder au roulage.
Pour 8 cigares :
  • 8 feuilles de pâte filo (environ les 2/3 d'un paquet de 500 g)
  • 150 g d'amandes
  • 20 g d'oranges confites
  • 2 dattes Medjool
  • 2 c. à s. d'eau de fleur d'oranger
  • huile
Préparer la farce : Faire gonfler les dattes Medjool dans un peu d'eau chaude si elles sont un peu sèches.
Mixer ensuite les amandes, les oranges confites et les dattes.
Placer le mélange dans un saladier, ajouter l'eau de fleur d'oranger pour amalgamer (au besoin, en mettre un peu plus).
Préparer les cigares : Huiler la première feuille de pâte filo au pinceau. Plier en deux et huiler à nouveau. Prélever 1/8 de farce, façonner grossièrement en boudin et placer à l'un des extrémités de la feuille de pâte filo. Replier sur les côtés (étape 1) puis rouler serré (étape 2).
Etape 1 : Plier les extrémités

Etape 2 : Rouler serré

Badigeonner d'huile et poser sur une plaque de cuisson.
Recommencer ainsi pour tous les cigares.
Faire cuire les cigares : Placer la plaque de cuisson au four à 180°C (th 6) et faire cuire une vingtaine de minutes, le temps que les cigares soient bien dorés. Le temps de cuisson dépend un peu du four, mais surveillez régulièrement pour ne pas voir vos cigares trop brunir.
Laisser refroidir un peu sur la plaque avant de transposer sur une grille à pâtisserie.
Une fois bien refroidis, les cigares se conservent dans une boîte en fer. Il vaut mieux les laisser reposer un peu avant de déguster, il n'en seront que meilleurs!

Note : Pour ceux qui trouverai les cigares un poil trop peu sucré, on peut, à  la sortie du four, les badigeonner d'un peu de miel ou de sirop d'agave.
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mardi 5 mai 2015

Cookies after eight (menthe chocolat)

On continue sur notre lancée vide-placard. Cette fois-ci, je voulais écouler le reste d'une plaque de chocolat à la menthe que l'on m'a offerte il y a bien longtemps...et que je n'ai jamais réussi à terminer. Ce n'est pas que je n'aime pas ça, mais a vrai dire, manger du chocolat comme ça, ce n'est pas trop mon truc. Pourtant je raffole de chocolat chaud, j'aime parsemer mon porridge du matin d'éclats de chocolat,....Mais manger un carré de chocolat tout seul, non, ça ne me fait pas envie.
Bref, tout ça pour dire qu'il fallait bien que je l'incorpore dans quelque chose, ce reste de chocolat. Comme il me restait aussi de la menthe au congélateur, et que je voulais des petits biscuits à grignoter pour mon quatre-heure, la recette s'est imposée d'elle-même.
Malgré l'association qui peut paraître un peu bizarre, ces cookies sont délicieux. Le goût de menthe est présent sans dominer. Pas besoin d'être un fana de menthe pour les apprécier. Un peu surprenants pour les non avertis, puisque la menthe n'est pas un parfum que l'on a l'habitude de rencontrer dans les gâteaux, ces cookies ont tout de même conquis leur monde...
Pour une vingtaine de petits cookies :
  • 160 g de farine
  • 40 g de son d'avoine (ou de farine)
  • 1 belle c. à c. de poudre à lever
  • 30 g d'huile de coco
  • 30 g d'huile de pépins de raisins
  • 80 à 100 g de sucre complet
  • 4 c. à s. de lait végétal
  • 3 c. à s. de menthe ciselée
  • 50 g de chocolat à la menthe (ou autre chocolat)
Faire légèrement chauffer l'huile de coco pour la liquéfier. Réserver.
Dans un saladier, mélanger 3 c. à s. de farine avec le lait végétal.
Mixer le sucre avec les feuilles de menthe. Ce dernier va légèrement s'humidifier, c'est normal.
Ajouter le sucre dans le saladier, mélanger puis ajouter le son, le reste de farine et la poudre à lever. Mélanger, on obtient un mélange un peu granuleux.
Hacher le chocolat en morceaux à l'aide d'un couteau. Ajouter à la préparation et mélanger pour bien répartir les pépites de chocolat.
Ajouter les deux huiles, et mélanger pour obtenir une pâte. Si celle-ci reste trop sèche, ajouter un peu de lait végétal.
Préchauffer le four à th 6-7 (180°C).
A l'aide d'une cuillère à café, former les boulettes de pâte et les écraser sur une plaque préalablement recouverte d'une feuille anti-adhésive.
Enfourner pour 10 à 15 minutes, suivant la texture désirée (à 10 min de cuisson les cookies seront légèrement moelleux au milieu, plus croquant à 15 min).
Sortir la plaque du four et laisser refroidir une dizaine de minutes avant de transférer sur une grille à pâtisserie.
 Variante : Pour une version IG bas, utiliser de la farine intégrale et du sucre de coco. On peut aussi augmenter le ratio farine/son d'avoine, en mixant une partie de ce dernier (100 g de farine + 60 g de son mixé + 40 g de son).

PS : Ma présence se fera surement assez aléatoire ces prochains temps car après une période de travail assez intense, j'ai comme un petit coup de mou, un besoin de récupérer... Mais je ne vous oublie pas pour autant et nos échanges me font toujours autant plaisir! 
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jeudi 30 avril 2015

Chili sine carne

...mais con café et con chocolate!!
Comme pour les boulettes, j'avoue ne jamais avoir goûté à la version "traditionnelle" (mais y en a-t-il vraiment une?) de ce grand classique de la cuisine texane. Pourtant, cela fait un moment que l'envie de réaliser ce genre de recette me trotte dans la tête. Mais toujours une bonne excuse : trop long, la flemme de faire tremper les haricots, ça ne vaut pas le coup d'en faire en petite quantité.... Et bien, si vous aussi vous avez ce genre d'idées reçues, c'est le moment de les balayer! Certes, on ne peut pas dire que cette recette soit vraiment une recette express, mais finalement, ce qui est long, outre la cuisson des haricots (que l'on peut zapper en optant pour des haricots en boîte), c'est le "mijotage", mais bon, il peut se faire tout seul celui-là. Et pour les quantités, comme le chili est encore meilleur réchauffé, pas de problème de ce côté-là non plus...et au pire, il y a toujours notre ami le congélateur pour accueillir la petite portion qui reste.
M'étant lancée dans une vaste opération "je vide ma cuisine" (un peu influencée par Laetitia), j'ai choisi d'utiliser les haricots azukis achetés pour faire de l'anko (projet encore non réalisé à ce jour), mais on peut très bien les remplacer, pour une recette plus classique, par des haricots rouges (ou même des blancs après tout). Et comme j'ai aussi utilisé une boîte de maïs qui datait de Mathusalem (on se demande un peu comment elle a atterri là, vu que je n'aime pas une fan de maïs en boîte), j'ai même fait d'une pierre deux coups (enfin, presque, car le paquet de haricots n'est malheureusement pas vide!).
 Bref, dans ces prochaines semaines, attendez-vous à une série de recettes vide-placard et vide-congélateur. Cette année, je ne part pas en vacances, alors c'est mon défi pour égayer un peu le quotidien pendant l'été (on s'amuse comme on peut)!!

Pour environ 6 portions :
  • 100 g de haricots azukis secs (ou autres haricots secs)
  • 1 gousse d'ail
  • 1 oignon blanc
  • 1 c. à s. d'huile d'olive
  • 2 petites carottes
  • 1 c. à c. de cumin
  • 1 c. à c. de paprika
  • 1 c. à c. d'origan
  • 1/2 à 1 c. à c. de piment en poudre
  • Quelques tours de moulin de poivre
  • 1 grosse boîte de tomates au jus (environ 500g)
  • 2 c. à c. de café soluble (ou de chicorée)
  • 1 petite boîte de maïs (140 g égoutté)
  •  sel
  •  1 belle poignée de fèves de cacao
La veille ou au minimum 12 h avant, mettre les haricots à tremper.
Le lendemain, égoutter les haricots, les rincer et les mettre dans une casserole d'eau. Porter à ébullition et cuire 50 min à 1h30 à feu moyen, jusqu'à ce que les haricots soient tendres.
Peler, dégermer et hacher l'ail. Eplucher et émincer finement l'oignon. Couper les carottes en petits dés.
Dans une grande casserole ou un faitout, faire chauffer l'huile d'olive, y faire revenir l'ail et l'oignon. Lorsque ces derniers commencent à blondir, ajouter les épices, laisser cuire 3 min puis ajouter enfin les dés de carottes. Laisser cuire encore quelques minutes.
Concasser grossièrement les tomates et les verser dans la casserole avec le jus. Laisser mijoter quelques minutes, puis ajouter le café soluble.
Ajouter le maïs égoutté, puis les haricots.
Concasser les fèves de cacao et les ajouter dans la casserole.
Mélanger, saler et laisser mijoter à couvert en remuant de temps en temps jusqu'à ce que le jus de tomates soit pratiquement totalement évaporé (compter 30 à 40 minutes). Rectifier l'assaisonnement en sel et en piment (attention à ne pas avoir la main trop lourde!).

Servir avec du riz, des tortillas,... J'ai déguster les restes froids, enveloppés comme un wrap dans une feuille de salade croquante...délicieux aussi, même si moins conventionnel.

Note : L'idéal est de préparer ce plat la veille et de le réchauffer le lendemain. Ainsi, les saveurs ont bien le temps de se développer et se marier entre elles. 


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samedi 25 avril 2015

Pour s'y retrouver avec les huiles

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis souvent un peu perdue avec les huiles ; entre celles qu'il ne faut pas chauffer, celles qu'on peut chauffer mais pas trop....c'est parfois un peu dur de s'y retrouver vous ne trouvez pas?
Source image : Sucre à coco
En fait, en la matière, ce qui est important, c'est le point de fumée de l'huile considérée ; c'est à dire la température à partir de laquelle elle se décompose et se dénature. Il ne faut donc jamais faire chauffer une huile au-delà de ce point de fumée. En effet, elle libère alors des composés toxiques et cancérogènes, comme les hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAP), le benzopyrène ou acroléine.
C'est la nature des acides gras composant l'huile qui déterminent son point de fumée. Il varie donc selon  la variété de l'huile (colza, tournesol, coco,...), et pour une même huile, d'une production à une autre. Les valeurs données ne sont donc que des valeurs repères, susceptibles de variations. De plus, il faut savoir qu'une huile non raffinée aura toujours un point de fumée inférieur à celui de cette même huile raffinée. C'est d'ailleurs bien pour cela que l'industrie agroalimentaire use et abuse des huiles ultra-raffinées!!
En résumé donc, plus le point de fumée d'une huile est bas, moins on peut la chauffer. On comprend donc pourquoi il est conseillé de réserver certaines huiles à une consommation crue. On estime en effet qu'une cuisson à la poêle peut aller de 50°C pour les plus douces à plus de 150°C pour les fritures (la température maximale d'une plaque de cuisson étant estimée à 200°C).
Il semble donc raisonnable de considérer qu'une huile ayant un point de fumée inférieur à 170°C ne doit être consommée que crue. Les huiles aux points de fumée moyens (ente 170°C et 210°C) peuvent servir à une cuisson à la poêle ou au four (où la température à cœur dépasse rarement les 200°C). Seules les huiles ayant un point de fumée élevé, supérieur à 210°C, peuvent être utilisées pour la friture.
Pour que tout cela soit un peu plus clair, je vous propose un tableau récapitulatif pour les principales huiles utilisées en cuisine.
Pour ma part, comme je doute de ma mémoire, j'ai affiché ce petit tableau dans ma cuisine, pour pouvoir m'y référer en cas de doute.
Surtout n'oubliez pas, avant d'utiliser une huile inconnue, de vérifier son point de fumée. Malheureusement, ce dernier ne figure que très rarement sur l'emballage, mais c'est là où notre ami Internet entre en scène! En cas de doute, contentez vous d'en assaisonner vos salades, là, au moins, il n'y a pas de risque!

Sources :
Point de fumée  (Wikipédia)
Nutriting
Le point de fumée des huiles (lanutrition.fr)

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lundi 13 avril 2015

Barres de céréales sans sucre ajouté sarrasin, canneberges et gingembre

Une version sans sucre ajouté de mes barres de céréales au sarrasin, cacao et orange confite. La recette originale était déjà très saine, mais je voulais une version encore plus saine, sans aucun sucre ajouté- sauf sucres naturellement présent dans les fruits comme ils disent sur les étiquettes-. Bon, si on veut vraiment être un puriste, elles ne sont pas totalement totalement sans sucre ajouté puisque j'ai choisi d'y glisser quelques petits dés de gingembre confit, mais comme je considère que cette recette est une base à partir de laquelle varier les garnitures, il suffit de troquer le gingembre confit par des raisins secs et le tour est joué, vos barres sont 100% sans sucres ajoutés! Et si en plus, vous optez pour des flocons de riz, de sarrasin ou de quinoa vos barres seront vegan, sans sucre ajouté et sans gluten par dessus le marché! Elle est pas belle la vie?
Bon, on va pas se mentir non  plus, même si ces barres sont délicieuses, mieux vaut apprécier la banane car son goût reste relativement présent. Cependant, celui-ci va en s'atténuant à mesure qu'elles vieillissent.
Pour une quinzaine de barres :
  • 200 g de sarrasin
  • 100 g de flocons de céréales (avoine, riz, sarrasin,...)
  • 1 banane
  • 2 belles c. à s. de purée de noisettes
  • 70 g de canneberges séchées
  • 50 g de gingembre confit
La veille au soir, ou au minimum 7 heures à l'avance, mettre les graines de sarrasin dans un grand saladier d'eau.
Le lendemain, égoutter et rincer soigneusement le sarrasin. Le placer dans un saladier.
Dans un autre récipient, mixer grossièrement la banane avec la purée de noisette. Ajouter le mélange au sarrasin et donner quelques coups de mixer.
Couper le gingembre confit en petits dés.
Ajouter les dés de gingembre et les canneberges à la préparation précédente et mélanger à la cuillère pour bien les répartir.
Verser alors petit à petit les flocons de céréales pour épaissir un peu la préparation.
Verser la préparation dans plat à gratin graissé ou chemisé d'une feuille anti-adhésive, sur une épaisseur d'environ 3 cm (selon la grosseur des barres que vous souhaitez). Lisser la surface.
Enfourner pour une vingtaine de minutes à 180°C (th 6).
Sortir du four, couper en barres et remettre ces dernières sur une plaque recouverte d'une feuille anti-adhésive. Remettre la plaque au four pour une quinzaine de minutes, en retournant les barres de temps en temps pour qu'elles sèchent bien de tous les côtés (Si vous possédez un four électrique, vous pouvez procéder à cette opération dans le four éteint).
Laisser refroidir complètement sur une grille avant de ranger dans une boîte en fer.

Note : On peut bien sûr varier à l'infini la garniture, ajouter ses fruits secs préférés, incorporer des graines, ou même des pépites de chocolat pour les plus gourmands!
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jeudi 2 avril 2015

Nids de boulettes végétales

Je n'ai pas été de ces enfants élevés aux spaghettis bolognaises, aux boulettes ou au poisson pané. Chez moi, c'était plutôt risotto aux courgettes et petits rougets grillés. Du coup le genre de plat qui, pour beaucoup est affreusement banal, prend pour moi des tournures un peu exotiques. Alors quand je mange des spaghettis-boulettes-sauce tomate, c'est un peu la fête! Et puis cela a un autre avantage, comme je n'ai aucun souvenir lié à de tels plats (ou alors d'atroces souvenirs de cantine), je n'ai aucun mal à les apprécier en version moins traditionnelle et peut les végétaliser sans complexes. Alors certes, je doute que ma version ai vraiment le goût de l'originale (ou même qu'elle s'en rapproche), mais cela ne l'empêche pas d'être tout de même délicieuse....et follement régressive, surtout présentée de çette manière.
Pour 4 personnes :
  • 200 g de spaghettis
Pour la sauce : 
  • 400 g de tomates en conserve
  • 2 échalotes
  • 1 belle pincée de sel
  • 1 c. à s. d'huile d'olive au basilic
Pour les boulettes :
  • 300 g de haricots rouges cuits
  • 5 à 6 c. à s. de son d'avoine
  • 1 c. à s. d'herbes de Provence
  • 2 c. à s. de levure de bière
Pour le décor :
  • yaourt ou fromage de soja
  • olive noire ou peau de radis noir
  • carotte
Préparer la sauce : Éplucher et émincer les échalotes. Faire chauffer l'huile dans une casserole et y faire revenir les échalotes. Lorsqu'elles ont blondi, ajouter les tomates concassées, avec leur jus. Saler, couvrir et laisser mijoter sur feu doux.
Préparer les boulettes : Mixer les deux tiers des haricots rouges. Écraser le reste à la fourchette pour qu'il reste quelques morceaux. Mélanger les deux préparations, ajouter le son d'avoine, les herbes, la levure et assaisonner. On doit obtenir une pâte épaisse.
A l'aide de deux cuillères à café, prélever des noix de la préparation et former des petites boulettes. Les placer sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille anti-adhésive. Huiler légèrement les boulettes et les faire cuire une vingtaine de minutes au four à 180°C (th 6).
Faire cuire les spaghettis al dente dans une grande quantité d'eau bouillante salée (7 à 10 minutes selon les marques). Égoutter et assaisonner d'un peu d'huile d'olive pour éviter qu'elles ne collent.
Monter l'assiette : Décorer les boulettes de haricots en utilisant un peu de yaourt ou de fromage de soja pour le blanc des yeux, un petit cube d'olive ou de peau de radis noir pour les pupilles et un triangle de carotte pour le bec.
Répartir les spaghettis en cercle pour former un nid. Verser un peu de sauce tomate et disposer quelques boulettes dans chaque nid. Servir avec le reste de sauce tomate.


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